Arrivee Santa Cruz a 1h30 du matin (heure locale). Longue attente en prevision. Prochain vol de l'autre aeroport de el Trompillo (vols domestiques) a 8h15. On patiente dans l'aeroport international jusqu'a 5h du matin. On prend ensuite un taxi pour El Trompillo. Ca nous coute 50 Bs (Bolivianos). C'est un taxi officiel. Il previent par radio la centrale de son depart. Sur la route on se prend une enorme averse. Les caniveaux debordent, les routes sont de vraies piscines. Cet aeroport est tout petit.

Le comptoir d'enregistrement est ouvert. Il est maintenant 6h, il faut encore attendre. Vivement que ce long trajet soit fini et que les vraies vacances commencent. Petite anecdote : depuis Paris nous avions remarque trois passagers qui effectuaient le meme parcours que nous. Arrives a Santa Cruz, nous comprenons que ce sont deux flics francais qui raccompagne un bolivien chez lui.  Le jeune est remis aux autorites locales et les flics disparaissent. En tout cas, l'un d'eux etait un goujat. Il matait toutes les nanas un peu potelees et se moquait d'elles.

Il est 6h30, le soleil se leve sur un ciel tres nuageux. Un premier avion lance ses moteurs. Destination Trinidad. Ca sent le kerosene. Ca promet d'etre folklo et de secouer. 7h45, c'est a notre tour d'embarquer dans un petit coucou de 19 places pour Tarija, ville au sud de la Bolivie, limitrophe de l'argentine.

Il faut marcher accroupi pour rejoindre notre siege. Les helices sont lancees a plein regime.

Nous voila partis pour 1h de vol qui nous evite 20h de bus. A peine installe a son altitude de croisiere, un des deux pilotes lache les commandes pour feuilleter son journal. C'est parti pour la lecture des news.

Avec Michel nous observons quelques temps les paysages, mais tres vite la fatigue nous gagne, le sommeil nous emporte.

Nous sommes reveilles peu avant l'aterrissage par le froid, car bien sur, dans ce petit coucou, pas vraiment de chauffage. C'est la Bolivie. L'arrivee est rapide, pas d'autres avions sur le tarmac. Dechargement des bagages ultra-rapide et aucun controle. Voila, il est 9h15, dimanche 20 juin. Notre voyage aller se termine !

Un taxi nous conduit pour 20 Bs a notre hotel (Loma de San Juan). Tarif propose pour la suite 350 Bs. On discute elle tombe a 320. Claire negocie : 300 Bs. Apres confirmation par le patron, c'est OK. Michel n'en revient pas. L'hotel correspond au descriptif du Guide. Calme et cosy. Notre suite se compose d'un sejour, d'une grande chambre avec lit immense et salle de bain avec l'eau chaude. A nous la bonne douche et la petite sieste ! Le reveil doit sonner a 11h30 et 12h30 et bien sur, on ne se levera qu'a la troisieme sonnerie.

Tarija semble etre une ville douce et paisible ou il fait bon vivre.  Notre piaule se trouve a quelques cuadras du coeur vivant et bruyant de la ville. Il y a plusieurs places qui rappellent l'Espagne avec l'architecture, les arbres peints en blanc a leur base, les papys squatteurs de bancs. Les rues autour de ces places servent de pistes pour les defiles de voiture tunees, des amoureux en promenade.

Nous partons pour dejeuner dans un resto selectionne par Michel. Introuvable. On se rabat sur le choix numero 2. Michel se regale avec un Pique de Macho et moi avec un filet de chorizo (grosse tranche de viande tendre et grillee a point) + les frites + une salade + une bonne Paceña et un pichet de citronnade pour faire glisser tout ca.

On s'est balades dans la ville. Chopes des billets au Terminal de bus pour Tupiza (depart prevu le lendemain soir 20h30). 50 Bs / personne.

L'agence de voyages qu'on cherchait pour organiser notre journee du lendemain pour la visite des caves de la region (bodegas) est introuvable. Les autres sont toutes fermees. On verra demain...

Nous montons au Mirador, lieu de rendez-vous des amoureux et vue sur la ville, enserrée par la montagne.

Vers 18h, petit apéro tranquilleen terrasse en attendant le coucher de soleil.

La "Casa Dorada" :

Retour à l'hôtel pour une session Internet et poster deux messages sur le blog. Installés dans la chambre vers 20h10, tranquilles pour la soirée et la nuit. Ce soir ce sera au lit sans manger. Nous ne sommes pas punis, c'est juste qu'on a pas faim, et puis, cela ne nous fera pas de mal.

Anecdote du jour : un des taxis que nous avons pris roulait avec sa roue de secours (sa galette !), comme si de rien n'était.