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Destination Bolivie

Blog de voyage de Claire & Michel

Bolivie › Cochabamba

Fil des billets

Cochamba - La Paz

Au réveil, Michel est barbouillé (non, pas de peinture...). Nous descendons au petit-déjeuner. Il ne mangera presque rien. Pendant que je mange, il m'abandonne quelques instants pour aller s'acheter du Coca-Cola : le médicament miracle.

Nous trainons ensuite dans la chambre avant de faire le check out. Puis direction un autre quartier vivant de la ville après vingt minutes de marche. Comme il fait chaud, on s'installe dans un resto boire un coup. Le service de l'Almuerzo a déjà commencé (entrée + plat du jour + dessert, à prix imbattable). D'ailleurs, ils ne prennent plus de clients pour manger.

Pendant que l'on sirote nos verres, un gros chien, genre pitbull, attaché à un arbre se fait titiller par un chien à mémère. Alors que le roquet est en liberté, il s'approche un peu trop près du molosse qui le chope à la gorge. Quelques personnes accourent pour faire lâcher son étreinte au monstre, en donnant des coups de pieds, coups de sacs.  Rien ne lui fera lâcher prise. La propriétaire du petit clebs, affolée, n'est que pleurs et cris. Quelle horreur ! Peu de chance que le corniaud survive après ça... Le pitbull relâhce sa proie. La proprio part avec son cadavre de chien chéri dans les bras dans l'espoir de le faire ranimer chez un véto. Finalement, c'est le vigile du resto qui détachera le molosse pour l'emmener à l'écart, dans la cour du resto. Je n'ai pas apprécié le spectacle de boucherie. Michel a trouvé ça amusant, même si l'idée que ce soit un enfant à la place du petit chien ne le fasse pas du tout rire.

Retour à pieds à l'hôtel pour squat d'un canapé. Michel fait une sieste pendant que je bouquine. Plus de deux heures de "mini" ronflements pour lui. Puis on repart en repart en ville faire une promenade, notamment dans le grand marché, la Cancha. Un petit passage dans un Cybercafé pour checker internet aussi.

En soirée, nous allons dans le quartier de la Recoleta pour dîner au resto La Estancia, réputé pour sa viande grillée au feu de bois. La meilleure viande d'argentine servie en Bolivie paraît-il.


Filet de Lomo + salade pour moi
Boeuf argentin + riz au fromage pour Michel

Un régal. Pas de vin, juste de l'eau à bulles. L'estomac est encore fragile pour lui.

Retour à l'hôtel dans un taxi tuné à mort : néons, phares qui clignotent façon stroboscope, volant sport, siège motifs damier, écran DVD au tableau de bord qui diffuse des clips à la mode, bruit de moteur de rallye, etc. 

Nous prenons le bus à 23h. Bonne route, bus relativement confortable, mais je n'étais pas fatiguée alors j'ai peu dormi. Arrivée à La Paz vers 7h dans un froid de canard.

Cochabamba, overdose de bouffada...

Comme prévu, nous avons glandé une dernière journée à Sucre en attendant notre bus de nuit pour Cochabamba. Petit-déjeuner tranquille, squat de la terrasse, petit tour en ville : squat sur un banc de la place principale à observer les passants qui passent :-) Puis apéro au resto Los Balcones, qui comme son nom l'indique, possède un chouette balcon surplombant la fameuse place. Deux de tension. On y dîne également. A 19h, on chope un taxi pour le terminal de bus.

Le remplissage de la soute est rigolo : les bagages viennent du premier étage par une corde munie d'un crochet. Un type en bas les réceptionnent au fur-et-à-mesure, puis les rangent. Nous nous installons à nos places. L'engin est prêt à partir mais une conversation houleuse éclate entre une jeune fille et le personnel : apparemment elle a raté son bus (le précédent) et tente d'embarquer dans celui-ci. On la fera dégager manu-militari... C'est parti pour 10h-12h de trajet. Le bus est confortable, un vrai semi-cama. Nous avons les sièges 1 et 2, donc devant. La route est goudronnée pendant une heure. Après, c'est que de la piste. Pas facile pour dormir à cause des vibrations. Il fait très chaud. Le film du soir : Rambo (le premier de la série).

Arrivée à Cochabamba à 6h du matin. Comme la femme de l'agence nous l'avait indiqué, nous ne prenons pas de taxi et partons à pieds du terminal en direction de l'hôtel City Hotel, repéré au préalable dans le Routard. Les rues sont désertes. Un peu loin avec ces gros sacs sur le dos : le repos n'en sera que mieux mérité. Nous sommes déçus. L'établissement ne correspond plus au descriptif du guide. Tant pis, on y est, on y reste. La direction a dû changer. J'étais prêt à enchaîner avec le marché de Punata, situé à 50 km de la ville. Claire, pas trop avant un repos. Alors que le réveil sonne à 9h45 nous abandonnons l'idée d'aller à Punata. Grosse sieste de feignasses jusqu'à 11h45.

Une fois levés, nous allons boire un jus de fruits frais au mercado d'à côté. Huuummmmm !!! Trop bon ! Sauf que la tenancière n'est pas très agréable. On comprendra par la suite que c'est parce qu'elle tient sa boutique à jus de fruits, mais aussi la cantoche en face, et c'est le coup de bourre, l'heure du déjeuner, pas du jus de fruits.

Nous quittons le mercado pour aller dans un restaurant cuisinant des spécalités de la ville de Sucre. Claire prendra une sopita (énorme) et moi du Chorizo. Après cela, direction un Cybercafé pour poster un billet rapide. Le mec de la boutique nous refile un ordi pourri (enfin, plus que les autres, quoi !). Il se ficherait pas de nous celui-là ?! On fera rapide et on ne reviendra pas chez lui.

Partis ensuite à la recherche de l'office de tourisme officiel, on ne le trouvera pas. L'adresse que nous avions est obsolète et personne ne sait nous renseigner. Tant pis, nous rentrons dans une agence de voyages glaner quelques informations.

L'objectif suivant : el Cristo de la Concordia. Cette statue immense (33 mètres de haut : 1 mètre pour chaque année vécue, un poil plus haut que celui de Rio et Lisbonne), au sommet d'une colline surplombant la ville, à plus de 2500 mètres. Nous prenons un taxi qui nous dépose au pied du "téléphérique". Ce dernier nous emmène au pied du Christ. Ca nous rappelle le ski avec les "oeufs". C'est marrant. Beaucoup de touristes mais peu de gringos. La montée dans la cabine suspendue aux câbles d'acier est rapide. Arrivés en haut, il est inscrit en gros et en rouge qu'il est fortement déconseillé de redescendre à pieds, par les interminables escaliers (plus de 1350 marches sous un soleil de plomb), afin d'éviter les délinquants. Je grimpe ensuite dans la statue. 1 Bs le droit d'entrée. Cela permet de monter jusqu'au niveau des bras tendus du Christ (150 marches bien raides). A chaque plateforme, quelques trous permettent d'admirer la vue (on dirait que le Christ a été plombé de balles avec ces trous). Claire n'a pas suivi, craignant le vertige.

Après cette pause panoramique, nous partons pour le terminal de bus acheter nos billets pour le lendemain soir, pour La Paz, célèbre capitale du pays. Nous n'avons aucune idée de la compagnie à choisir. Nous prendrons la même que celle du voyage précédent, Trans Copacabana. Il y a un bus semi-cama avec départ tardif, vers 23h00, arrivée vers 6h à La Paz. Les deux premiers sièges sont libres, 60 Bs / personne. Nickel, on prend !

Nos billets en poche, nous traversons le marché de la Cancha : énorme marché qui démarre en face du terminal. Coloré, animé, vraiment immense avec ses centaines de boutiques classées par type de produits. On se perd dans le quartier des maroquiniers. J'en profite pour m'acheter un nouveau sac à dos Puma (oui, enfin, il y a bien le logo mais il y a peu de chance que ce soit un original, n'empêche il est joli et semble robuste) pour 70 Bs. Il était temps que j'en change. Plus loin, des t-shirts ont attiré mon attention. Je me laisserai bien tenter. La vendeuse ne veut pas vraiment descendre le prix (48 Bs), et nous trouvons cela bien cher même s'ils sont de bonne facture. Au même moment, elle laisse partir une veste en jean rembourrée à 45 Bs. On veut bien payer plus cher que les locaux mais il ne faut pas abuser de notre porte-monnaie quand même ! Allez, ciao !

Sur le chemin du retour à l'hôtel, nous nous arrêtons dans une boulangerie pour acheter deux en-cas qui feront notre repas du soir. Nous les mangerons assis sur un banc de la place centrale, regardant l'animation du soir qui se met en place. Puis direction un bar repéré dans le Routard : Los Fragmentos. Plusieurs salles. On s'installe à une table dans la cour, éclairés à la bougie. Claire prend un Pisco Sour et moi je décide taquiner la bière locale, la Taquiña (bouteillle de 1L, pas plus petit dispo.). On accompagne ça avec une assiette d'oignons frits, ils sont en promos (10 Bs). Sympa ce bar.

Une fois rentrés à la piaule, il semblerait que les oignons frits n'étaient fait avec de l'huile très propre. J'ai été malade toute la nuit. On vous passe les détails. Los Fragmentos m'a bien fragmenté le bide... Claire n'a rien eu, elle avait à peine goûté les oignons. On aura eu le temps de regarder quelques épisodes de la série The Mentalist sur le netbook avant cela.

Cochabamba

Un petit billet pour vous dire que nous sommes arrives a bon port. : Cochabamba, la ville aux cinq repas par jour. Je mets un point d'honneur a ce que Michel ne les aie pas. Pas envie de revenir avec un Lama obese (private joke pour Will). C'est la troisieme ville du pays. Elle est tres animee ! Apres la paisible Sucre, cela fait un choc. Mais c'est bien sympa de se baigner dans la vie trepidante d'une grande ville. Arrives vers 6h du matin, nous avons pris ue chambre dans un hotel repere dans le Routard. Le prix est plus eleve que prevu. Tant pis, nous sommes creves. Du coup, on se couche et pour le marche de Punata c'est rape. C'est notre choix, mais la nuit a ete dure sur la piste malgre le bus 4x4 confortable (semi-cama, les meilleures places : tout devant). Le soleil cogne dur ici. Une fois debouts, nous sommes alles au marche situe juste a cote de l'hotel, qui est tres central, boire un jus de fruits frais mixes.

Puis dejeuner dans un restaurant qui sert des specialites de Sucre (pour une transition en douceur). Une copieuse sopita pour Claire et deux saucisses pimentees et aux herbes (chorizos chuquisaqueños) maison pour Michel. Un litron de jus de fruits bien frais de la vallee pour accompagner. Maintenant, grosse envie de siesta !

A suivre...